National Theatre of São João, Porto, Portugal
Director: Alvaro García de Zúñiga
Scenography by João Louro
PRESS CONFERENCE | 2007
just words William, just words…
Tout doit fonctionner narrativement comme un film : avec fades, ellipses, fondus au noir, mis en évidence à travers des altérations d’illumination, interprétation et son.
Plusieurs phrases peuvent êtres dits à un moment ou un autre et reprises.
L’épilogue est une “reprise” des émissions télévisées d’interviews hollywoodiennes avec des stars. C’est un produit typique et très typifié : l’interviewé assis sur confortable fauteuil, derrière lui l’affiche d’un film avec son image et le titre (« Tantale », par exemple). Le reste est facile à imaginer.
L’épilogue peut-être montré avant la pièce dans des écrans télés disposées à cet effet.
0 – Épilogue / Making-out / Interview avec l’artiste
- Well, I have to say I had never really worked before in something like that. It was really something totally inspiring. Really. We were so deep into the characters, it was unique, like, I never imagined it possible to go so far, you know?
- I had never worked before with someone like that. He’s brilliant. A genius. He does things, gives you the impression it’s easy, things you never thought of before, he makes the thing happen and you don't notice, and then after you really understand, you realise, you feel like a new world has opened up to you, like really impressive, you know? and he’s so concerned about the actors, always there, I think he really reads your mind, I’m serious, no, seriously, he reads your mind. I don't know how he does that but you have the impression he’s everywhere, all the time, like an electron, I don't know how it’s possible. He’s magic.
- Well, the story, of course, is so original. Like, it’s amazing, you never know what’s next. And the dialogue of course, well, my part, yes, yes, yes! What can I say? It’s a masterpiece really, simply a masterpiece. Of course I feel, well, I can’t really explain it. When I read it for the first time I couldn’t stop reading, I had the impression that I had read it in ten minutes. It held me from the first sentence and it seemed like time stopped while I was reading. It’s a marvellous text…
- Everybody took such care of me. I was in a dream. They could ask me to do whatever they wanted. I’d say yes without a doubt. I don’t care what. I’d just do it. A little role, anything, I don’t care, I’d say yes. I’d give up anything else. Seriously. It’s not a team, you know? It’s a family. We know each other like ourselves. And we joke all the time, the ambience is, well, what can I say? Perfect. They are so warm, everything is so… it’s really touching… they did everything to make me feel a part of the family from the beginning, and now we are like brothers, a band of brothers… “We few, we happy few, we band of brothers;
For he to-day that sheds his blood with me
[…
And hold their manhoods cheap whiles any speaks
That fought with us upon Saint Crispin's day.”] .
- Oh, yeah… when I found out, when I saw she was there I couldn’t believe it. Working with her is a dream. She’s the best actress I ever saw. The most insignificant sentence became so expressive, so… alive. She‘s absolutely spontaneous, it’s unbelievable. I never saw anything like that. Of course, when you play with a prodigy like her you feel completely safe. It’s incredibly supportive, and of course, she made me play better. Oh, a great part of my work came from her, from her input.
- Yeah, it was something completely different. You know, like, sometimes you have the feeling you’re always playing the same thing. The same character. The only things that change is the circumstances: you are a lawyer, next time the president of the United States, after that you are a general, or an extremely dangerous criminal, whatever. I’m not complaining, I mean, in a sense its great… its great! Like these Japanese actors who play the same role all their life, it is a way to achieve perfection, well, I’m not saying I’m perfect – even if I really am – but… No, I mean, this job is like that, people put a label on you, and then it’s not easy at all to change that. The public don’t like when you change, when you do something different. So you have to be very careful about that. I know I took a big risk when I said to my agent I want to do this. They tried to convince me not to accept, but my instinct was certain. I knew it. And of course now we all agree. But it was really a big surprise for my friends and family when I chose to do it. It was weird, you know, but finally All’s Well that Ends Well:
“The king's a beggar, now the play is done:
All is well ended, if this suit be won,
That you express content; which we will pay,
With strife to please you, day exceeding day:
Ours be your patience then, and yours our parts;
Your gentle hands lend us, and take our hearts.”
(He laughs, proudly shy after his performance)
- Well… yes, that was very demanding. Requires lots of concentration. And time. Time to construct some protection around yourself. To isolate, to keep your mind… isolated, protected in a sense. That was very important.
- The time: We start much earlier than we normally do. We met a lot during the preparation, at the pre-production’s time. We talk a lot… we met in bars, everywhere. Discussing the character, changing things, asking questions, if in this moment that, or something else. Thinking the behaviour of this guy, the thoughts, the reactions, everything… You sit with people for an intense period. And as you talk, the soul of the story "the detail that you need" comes out. Slowly some things changed here and there. Became better. You start to think about it, and you can come back the next day, and the next day, and the next…
Then, one of those next days start the shooting. .
(to be continued…)
0 bis – Prologue / Making-in / Pré-paration
Rentre une assistante pressée et affairée. Elle s’approche du pupitre. Regarde sa montre.
- Il arrive dans trois minutes.
- Vous savez tous déjà comment on procède : pas de questions hors des sujets accordés. Il est hors question.
Elle fait un petit sourire moqueur. Peut-être satisfaite du jeu de mots, peut-être pour un autre motif, qui sait.
- Si quelqu’un s’écarta de ce qui a été convenu sait déjà [ce qui l’attend]…
- Deuxièmement : C’est lui qui choisit qui pose les questions, pas la peine de vouloir s’imposer, vous savez, cela ne servira qu’à l’indisposer envers celui qui le fasse… quoi d’autre ? j’oublie quelque chose ?
- Ah, oui, les téléphones portables : Il est interdit de les utiliser. De toute façon c’est impossible : il y a des brouilleurs de signal qui empêchent leur utilisation dans tous les secteurs de l’immeuble auxquels vous avez accès. Alors pas la peine d’essayer de rentrer en communication directe avec vos rédactions.
Elle regarde la montre encore une fois. Puis fait attention à son écouteur.
- Il est déjà dans l’immeuble. Dans quelques instants il sera parmi nous.
Elle attend.
Nous attendons tous.
Ça fait Godot.
“Si vous avez compris ce que je viens de dire, alors je me suis mal exprimé.”
Alan Greenspan.
1 – Conférence de presse
« Il » arrive. Après un petit instant pour s’adapter aux flashes et à la lumière excessive, souhaite le bonsoir à l’assistance et s’installe.
- Mesdames et Messieurs, bon soir.
Puis il pointe avec le doigt.
On comprend qu’il entend des questions. Il calme la situation. Entends encore.
- Oui:
C’est clair que maintenant on lui pose une seule question. Il répond :
- On peut dire qu’à cette heure-ci est en train de se dérouler.
- Oui. C’est vrai.
Dans les conditions actuelles, nous ne sommes pas en mesure de mettre en place le programme que nous avons défini.
Nous savons tous que les obligations auxquelles on doit faire face sont de plus en plus nombreuses, dans quel état se trouvent les choses ; et dans quel état on a trouvé les choses…
Pour [en] faire face [à (tout) ça] nous devons couper. Et pour couper, surtout il faut le faire là où il n’y a pas – ou n’y avait pas – d’engagements déjà établis. Car dans la mesure du possible, les engagements doivent être respectés.
- Non, non. On ne peut pas parler d’engagement dans ce cas-là. C’était une promesse. Oui. C’est vrai. Et oui c’est vrai que nous l’avons promis. Mais c’est une toute autre chose. Les circonstances – et les divers audits [que nous avons] demandés le prouvent – montrent qu’on n’est pas en conditions, pour l’instant, d’honorer ce compromis.
- Oui. D’acord, mais avant de suivre dans cette voie, avant toute autre chose mettons nous d’accord sur un principe de base : il faut que nous, vous de ce coté-là, et nous de ce coté-ci, on fasse preuve de fair play : Toute tentative de description, de saisir, une part pour petite qu’elle soit de ce qu’on entend par le réel est inévitablement réductrice. Cela fait qu’au moment de recevoir le discours on doit essayer d’approcher les définitions et acceptions que celui qui l’émet entend par ceci ou cela, quand il parle d’un concept. Ça peut vous paraître une boutade un peu heideggerienne de ma part, mais si on veut maintenir un échange de bonne foi, je ne vois pas comment on pourrait s’entendre autrement.
- Maintenant oui : Je vous écoute : Oui :
- Ce qui se passe c’est tout simplement qu’on est obligés de payer une quantité de personnes qui ont pour tâche justifier le fait de n’avoir pas d’argent.
- C’est le système.
- Ça arrive de plus en plus.
- On ne peut rien faire.
- Eh bien, parce qu’ils étaient déjà là… Ce n’est pas nous qui les avons engagés. Mais nous ne sommes pas les seuls. Allez voir, vous trouverez que cela arrive dans tous les secteurs. Et partout ailleurs, dans tous les pays.
- Bien sûr qu’il coûterait beaucoup moins d’argent faire [des choses] que payer ces salaires. Mais alors le nombre de chômeurs monterait en flèche. Vous ne vous imaginez pas la quantité de gens incapables de faire quoi que ce soit d’utile qu’il faut maintenir occupés. Faire autrement ce serait une catastrophe. Et je peux vous assurer que ce nombre ne fera qu’augmenter.
- Pardon ? Vous pouvez parler un peu plus fort, s’il vous plait ?
- Oui, pourcentuellement aussi.
- Oui, bien sûr. Dans tous les secteurs de la société. Donc, aussi dans le top de la pyramide.
- Non, je ne veux pas dire lesquels. Je ne veux pas parler plus en profondeur de cela.
- Ça ne vous arrive pas, quand vous allez chez le médecin,que vous avez la sensation que vous êtes là plutôt pour payer le Mercedes Benz de l’administrateur de la société d’assurance que pour quoi que ce soit d’autre ? À moi ça m’arrive tout le temps. En plus après il y a toujours quelqu’un pour nous faire savoir que cela est très bon pour la croissance et des tas d’autres indicateurs.
- Bien. Avec tout le reste c’est la même chose.
- Je vous l’ai déjà dit.
- On voit ça de plus en plus.
- On ne peut rien faire.
- Au moins pas dans un seul mandat.
- Non. Ça c’est tout à fait différent.
- On étudie la possibilité de faire des investissements très diversifiés. On pense que de cette façon il nous sera possible d’arriver à équilibrer certains aspects de nos comptes qui ont tendance à être problématiques.
- On pense á des secteurs très variés. Il est très prématuré de dire quoi que ce soit sur ce sujet.
- Oui… effectivement, quelques-uns ont déjà été faits…
- Non, je ne peux pas dire lesquels.
- Cela est une pure invention.
- Oui. On est au courant du conflit. On trouve cela regrettable. Inhumain. C’est tragique.
- Je ne sais pas plus que vous. Tout ce que nous savons c’est à travers la presse. Nous pensons que ce qui se passe à Masisi et dans toute la région de Nord-Kivu est une affaire interne, pourtant, évidemment, nous n’avons rien à dire sur le sujet.
- Non, je viens de vous le dire, je ne sais rien à ce sujet. Je ne peux pas vous dire plus ce que nous savons tous : il s’agit d’un métal. Un métal lourd (D = 16.6) du groupe 5, période 6, et nombre atomique 73 ; masse atomique relative : 180.9479(1) ; configuration électronique : [Xe] 4f14 5d3 6s2 ; nombre d’oxydation : + 5 ; électronégativité : 1.5 ; conductivité thermique : 57.5 W m-1 K-1 ; resistivité électrique (20ºC) solide ; rayon atomique : 143pm ; état physique (20ºC) solide ; densité (g dm-3): 16654 (293 K) – 15000 (m.p.) ; volume molaire (cm3 mol-1) : 10.87 (293 K) – 12.06 (m.p.) ; point de fusion : 3017 ºC ; point de ébullition : 5458 ºC ; température critique : 9977 ºC ; demi-réaction : Ta2O5 + 10H+ + 10e- 2Ta(s) + 5H2O ; 180TA masse atomique relative 179.947466(3) ; 181TA masse atomique relative 180.947996(3) ; qui contient de l'uranium -238 et thorium - 232 en petites doses. Cela étant donné, les niveaux de radioactivité des fûts dans lesquels est généralement transporté – qui ont d’une capacité de 200 litres – sont légèrement supérieurs à ceux naturels dans une proportion d’ 1 à 20 µSv/h.
- Qu’est-ce que cela veut dire ? cela veut dire justement cela.
- Nous savons tous qu’être mineur est un métier dangereux. Des carrières à ciel ouvert, des conditions d'exploitation rudimentaires, précaires, des éboulements fréquents. Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? il n'y a pas à l'heure actuelle de structure industrielle d'exploitation ; les conditions, vous le savez bien, sont assez primitives…
- Non, je ne dirais pas moyenâgeuses, je trouve cela une provocation grossière …
- D’ailleurs vous connaissez tous le supplice de Tantale : éternellement aux enfers souffrant faim et soif ayant à boire et à manger sous les yeux et à portée de sa main…
- Et curieusement, dans tantale, si l’on veut, on peut sentir retentir le mot entente… enfin…
- Oui. Après inspection, les mineurs vont avec leur sac jusqu’au comptoir où le minerai est analysé.
- On leur paye selon la pureté et le poids.
- On peut trouver cela tout ce qu’on veut… Mais moi je pense qu’on doit tenir compte des salaires pratiqués dans la région. Il faut voir que ces gens-là gagnent en deux semaines plus que ce qui gagne un paysan dans toute une année, ou plus.
- Oui, mais les acheteurs locaux accumulent des fortes quantités qu’ils vendent à des courtiers.
- Nous trouvons l’idée de l’embargo moral absolument rétrograde.
- Oui, mais dans ce cas c’est tout à fait différent.
- Non, nous n’avons rien à avoir avec le conflit.
- Mais non ; je viens de vous le dire : Nous n’avons rien à avoir avec le conflit. Et je trouve que parler d’ingérence c’est… va au-delà du tendancieux ; c’est abusif et mal intentionné. Notre présence ici a été demandée. D’ailleurs, vous le savez mieux que personne : rien n’allait plus. L’état des finances, enfin, tout, toute la situation était chaotique (un véritable chaos), tout était hors contrôle. Alors, dans un cas pareil, parler d’ingérence ne peut être sinon de la mauvaise foi.
- Ça commence à m’agacer un peu l’attitude de certains d’entre vous : Non. Définitivement. Il faut être clair : ce que je trouve rhétorique c’est dire que c’est rhétorique et que quand on invoque la mauvaise foi c’est de mauvaise foi. Ça, c’est rhétorique.
- Depuis les Grecs déjà, la rhétorique, le beau parler était déterminant dans le jeu du pouvoir. Qu’est-ce qu’il y a de nouveau à que ce soit pareil aujourd’hui ?
- Oui, on peut dire que bien parler, politiquement si vous le voulez, c’est dire ce que l’autre veut entendre. Ou bien faire croire à l’autre qu’on dit ce qu’il veut entendre.
- Mais revenons aux Grecs : Suite a la découverte de « La tragédie de Tantale » d’Eschyle, nous mêmes nous allons produire la première mise en scène de la pièce.
- Oui, l’idée d’en faire un film n’est pas exclue. Plutôt le contraire…
- La raison d'être de cette création est de montrer que nous sommes capables d'entreprendre d'opérations traditionnelles qui vont au-delà du théâtre.
- Mais non, ce n’est pas de la publicité masquée ! Voyons… c’est une Fondation, bon Dieu… un peu plus de bonne foi, quand même…
- Nous y travaillons déjà depuis un bon moment pour être en mesure de fournir de nouvelles idées et technologies pour que tout fonctionne efficacement et intelligemment. On cherche les éléments qui seront essentiels pour mener à bien les opérations du théâtre.
- À ce qu’on sait d’après les expertises, la pièce aurait été écrite après 460, le plus probablement en 57 ou même 56, certainement en Sicile.
- Le manuscrit à été retrouvé a Mweso.
- Miraculeusement, la pièce est pratiquement intacte ; et c’est grâce à l’éruption du Nyiragongo d’il y a quelques d’années que le manuscrit a été miraculeusement retrouvé.
- L’éruption du Nyiragongo a fait couler un véritable fleuve de lave qui a coupé la ville en deux. Brûlant tout sur son passage, elle a chassé vers le Rwanda la quasi-totalité des 400.000 habitants de la région.
- Oui, c’est l’un d’entre eux qui possédait le manuscrit.
- Non, on n’a pas aucune idée de comment il l’avait trouvé. On l’a posé milliers de fois la question et à chaque fois sa réponse était différente.
- C’est une réaction habituelle. Ils font ça tout le temps, avec tout. Ils dissent qu’ils sont nés ici et passées deux minutes qu’accola. Qu’ils sont d’une telle ethnie et dix minutes plus tard, qu’ils sont d’une autre… C’est tout le temps comme ça. Avec tout.
- Bien sûr qu’il a été payé.
- Non, ça je ne peux pas le dire.
- Le texte serait arrivé là par la main d’un groupe de Sicanes – une population méditerranéenne très ancienne, pour le moins contemporaine des populations mégalithiques présentes en Méditerranée durant la préhistoire – qui, avec l’arrivée des Élymes en Sicile, se déplace vers le sud, suivant le Nil jusqu’au Mwongo.
- Oui, il est fort possible que le minerai à pris le nom d’après la pièce.
[- On peut vous faire connaître un extrait.
- Et voici Tantale d’hirsute barbe
à laquelle les eaux arrivent
du lac où assoiffé sans remède
il se tient début sans relâche.
Tant des fois, l’ancien se pencha
avec l’intention de boire,
tant sont les fois où l’eau du lac sécha
absorbée par la terre noire qui l’entoure
ainsi voulu sans exception par les Dieux.
Affamé par le vent empêcheur
qui souffle l’haut des arbres
de se rassasier des splendides poires
verts olives et figues noirs comme le sang
goûteux comme le nectar et l’ambroisie,
cause de sa faiblesse affligeante,
gardien vif du souvenir. ]
- Non, je ne sais pas si monsieur Ekeberg était au courant. Mais tout mène à croire que oui, évidemment.
- Vous me parlez de coltan et de cassitérite.
Nous avons nos propres mines de coltan et de cassitérite, que nous traitons et que nous exportons. Tout cela est aisément vérifiable. Le saviez-vous ? Apparemment, nul ne s'en soucie. Tout comme nul ne cherche à savoir d'où proviendraient les centaines de millions de dollars qui seraient nécessaires pour exploiter les richesses minérales du Kivu.
- S'il suffisait de se baisser pour ramasser le coltan et le charger à bord de camions, pourquoi les Congolais ne seraient-ils pas riches eux-mêmes depuis longtemps ? Ce n'est pas sérieux.
- On peut, effectivement, dire n'importe quoi.
- La réalité est que nous avons des milliers de réfugiés. Nous souhaitons qu'ils puissent rentrer chez eux, car nous devons les nourrir.
Pour le reste, le vrai problème est le suivant : Ces gens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs que tous les autres. Vouloir résoudre leur cas en les expulsant en douce vers nos territoires est une aberration, totalement contraire au droit international.
- Ces événements ont été révélateurs d’une situation qui durait depuis plusieurs années, dans des nombreux pays «tampons».
- Hélas, il faut avoir et aussi implémenter des logiques sécuritaires de protection des frontières.
- Avec le renforcement des contrôles, la réduction des zones ouvertes et l’implémentation d’aides sur place, qui permettent à des potentiels émigrants de rester sur place.
- Malheureusement, il n’en est rien.
- Les frontières reculent et les risques augmentent.
- Nous espérions que cela s’avère suffisamment efficace de façon à ne pas avoir a appliquer des mesures répressives.
- L’envoi de bateaux, d’avions, d’hélicoptères, de patrouilles conjointes, de radars... en un mot, d’un contingent militaire.
- Les points de passages ont changé.
- La répression aux frontières n’a fait que déplacer les voies de passages.
- Les moyens a utiliser sont toujours les mêmes : d’un côté l’ultra-sécurisation des frontières, de l’autre les pressions sur les pays d’origine et de transit afin de les inciter à contrôler les frontières extérieures de leur pays et à réadmettre les personnes en question.
- On redouble également nos efforts dans ce sens.
- Avec, par exemple, l’installation des campements dans les pays tampons dans lesquels migrants et demandeurs d’asile peuvent bénéficier de protection et avoir accès à un minimum de services vitaux.
- Ils sont totalement bloqués. Dans l’impossibilité d’avancer ou de reculer, de vivre dignement sur place dans un pays qui ne peut et ne veut pas les accueillir.
- C’est indéniable qu’ils se trouvent dans une situation humanitaire et psychologique très difficile.
- Sur le plan juridique, leurs certificats de réfugié ne font pas obstacle à des arrestations et des refoulements vers leurs pays d’origine ; même si, dans une très large partie, on ne peut pas être sûrs de bien savoir lequel est leur pays d’origine.
- Des saisonniers, des populations qui circulent entre plusieurs pays, vendant et achetant des marchandises, sans la moindre contrainte, sans la moindre formalité douanière ou policière non plus.
- La migration en direction du Nord est un phénomène millénaire. Elle a toujours existé.
- La question qui se pose est de savoir si les leaders politiques veulent autre chose au lieu de contrôler et de manipuler les électeurs. Le reste n'est que littérature.
- Toute migration, par définition, suppose un retour possible. Le retour est dans tout projet migratoire. La possibilité du retour doit exister pour tout migrant.
- Écoutez. Le noeud, la racine, le fondement de tout ce problème et toutes les accusations dont on nous accable finiront pour apparaître pour ce qu'elles sont : des affabulations.
- C’est une très bonne question ! Le développement est un sujet qui m’intéresse et dans lequel je suis impliqué depuis longtemps ; ce que je veux faire d’abord est de fournir des résultats. Surtout pour les pauvres, c’est cela mon programme. Mais quand les rouages d’un pays sont corrompus, malheureusement, beaucoup d’argent ne va pas là où il devrait aller et cesse de se faire ce qu’est censé être fait. Ce qui est encourageant, comme dans beaucoup d’autres pays, c’est une demande croissante faite tant par des dirigeants que par les population d’avoir de meilleures institutions.
- C’est un domaine dans lequel nous pouvons aider.
- Nous travaillons beaucoup pour obtenir un meilleur système, avec meilleures institutions. J’ai eu une conversation jeudi matin au téléphone avec le président et nous avons parlé de quelques avancées dont nous pourrons discuter. Espérons que nous ferons des progrès. Nous sommes engagés. Nous avons en commun le désir de bénéficier des revenus nouveaux dégagés par nombreuses sources : le culturel, les minéraux, le pétrole, etc.
- Seule la persévérance nous permettra éventuellement de réussir.
Les conséquences d'un échec seraient tellement désastreuses…
On doit donc réétudier et reconsidérer les propositions et suggestions qui ont été faites.
- On se doit de consolider une relation exceptionnellement étroite basée sur des liens culturels et historiques forts, une langue commune, des intérêts et des valeurs partagés et un engagement pour défendre la liberté dans le monde.
- Le chemin vers la réussite n'est pas simple, il est plutôt sinueux. C'est difficile. L'ennemi a un cerveau et il évolue sans cesse.
Nous évoluons dans un environnement où nous devons nous battre et gagner là où les ennemis se trouvent. C'est une chose très difficile à réaliser. Cela demande du temps...
- Notre tâche aujourd’hui est de déterminer comment assurer la sécurité, la démocratie et la prospérité.
- L’embargo n’était pas juste. Je n’ai jamais été en faveur d’une levée unilatérale de l’embargo.
- Arrêtez. On ne va pas revenir sur cela encore une fois.
- Un processus de transformation est essentiel pour la modernisation de nos capacités.
- Chacun envisage la transformation à sa manière.
- Ce processus devrait aboutir à une structure plus légère et plus efficace, nous permettant de fournir des solutions plus futuristes et plus créatives face aux nouveaux défis auxquels nous sommes confrontés et, en particulier, à ceux qui proviennent d'au-delà de notre théâtre d'opérations traditionnelles.
- En mettant à la disposition les futures capacités nécessaires pour pouvoir opérer de manière totalement intégrée et coordonnée.
- Des structures similaires existent d'ores et déjà, ailleurs.
- Cette crainte est exagérée. Personne n’a aucune raison de s'alarmer.
- Cela porte avant tout sur la mise en place d'une véritable intégration totale des capacités.
- C'est un processus continu, conçu pour nous permettre d'opérer plus vite et plus efficacement. Cela a été dit et répété, mais il convient de le rappeler.
- La plupart des gens considèrent le fossé exclusivement en termes d'équipements. Et d’argent. Or, ceux-ci constituent indubitablement une part importante du fossé en question, mais il faut trouver des solutions novatrices et imaginatives.
- L'essentiel réside dans un processus de pensée commun. Nous devons être capables de penser de la même manière afin de pouvoir être en syntonie. Cela constituera d'ailleurs l'une de nos premières priorités. Nous assumerons une fonction de soutien pour veiller à ce que les idées de transformation soient adéquatement intégrées au processus de réforme.
- Je vous l’ai déjà dit : La raison d'être de cette création réside dans le fait de constituer un soutien et représenter un pôle facile à déployer et soutenir, capable d'entreprendre des missions au-delà du théâtre d'opérations [traditionnel (presque inaudible)].
- Nous y travaillons déjà depuis un bon moment et notre interaction constitue une expérience très positive, qui nous permet de nous mettre d'accord sur qui doit faire quoi et comment.
- Très vite nous serons en mesure de fournir de nouvelles idées et technologies, ainsi que l'entraînement des éléments qui seront essentiels pour que le théâtre d’opérations, tout cela, fonctionne efficacement et intelligemment.
- Parvenir à un tel objectif implique un processus virtuellement transformationnel en lui-même, mais nous sommes prêts et je suis tout à fait persuadé que nous pouvons jouer un rôle très important dans l'introduction d'une mentalité transformationnelle.
- On avait pour objet objectif le même que nous avons aujourd’hui.
À l’époque était considéré comme un Etat dans l’Etat. Elle a créé ses propres structures, a vraiment évolué en parallèle de l’Etat. Jusqu’aujourd’hui, elle a ses propres infrastructures qui étaient les meilleurs du pays… Elle les a créés lors de sa création.
- Nous entretenons des relations de longue date et de plus en plus étroites.
- Nous mettons également d'autres éléments en place, comme l'amélioration de l'échange d'informations et l'optimisation des capacités pour contribuer à la gestion des conséquences.
- Je ne vais pas donner ces chiffres de manière abrupte, mais je vais expliquer comment on en est arrivé là. Les deux raisons essentielles qu’on peut avancer sont celles-ci : Un : c’est une entreprise d’Etat. Et comme partout au monde, on a tendance à croire qu’une société gérée par l’Etat est mal gérée. La deuxième raison, est que plus personne ne veut y amener le moindre sou. Nous, pour ne pas arrêter complètement l’activité, nous nous sommes dits : puisqu’on ne veut pas nous donner les financements directement, on va les faire passer ailleurs et pour d’autres activités.
Avec les revenus de ces activités, nous allons financer l’objet principal. Si ces projets essentiels démarrent, l’activité va reprendre effectivement.
- Nous avons signé des partenariats.
Malheureusement, les partenaires avec qui l’on a été en rapport, ont connu des difficultés et ont les mêmes problèmes que nous pour trouver des financements.
- La première option choisie pour financer les activités de relance n’a pas donné les résultats escomptés.
- Lorsque nous avons lancé la restructuration, elle n’a pas marché.
- Ce sont de mécanismes sur lesquels je n'ai pas de position de principe.
- En effet, aujourd'hui il est impossible de connaître les chiffres exacts, car le contenu des audits peut se traduire dans des inculpations.
- C’est à vous d’y voir.
- Faux. Qui a dit que nous avons échoué ?
- Si la nécessité nous oblige à intervenir à nouveau, vous verrez bien le résultat.
- Qu'en savez-vous ? Ils constituent une menace.
L'État, lui, a pour devoir de protéger les citoyens, sinon à quoi servirait-il ?
- Il s'agit d'un conflit entre, d'une part, la grande majorité et, d'autre part, une petite minorité d'extrémistes.
- En fait, il est impossible de connaître aujourd'hui le chiffre exact, puisque le contenu des audiences et les aveux des accusés seront susceptibles d'entraîner d'autres inculpations, et ainsi de suite. Mais je voudrais insister sur un point : le but de l'opération n'est qu'accessoirement répressif, il est avant tout pédagogique. En tout état de cause, nous avons un devoir de prévention.
- Il n'y a aucune commune mesure, aucune comparaison possible, aucun parallèle à établir entre eux et nous. À Nuremberg en 1945, ce sont les nazis qui ont été jugés, pas ceux qui les ont écrasés, et il ne viendrait à l'idée de personne de le déplorer. Pour le reste, il n'y a pas un seul délit commis par nos hommes qui n'ait été sanctionné, parfois de la façon la plus sévère. Hier, aujourd'hui ou demain.
- Ces homes et femmes étaient là comme gardiens, comme maintiens de la paix, non pas comme pacificateurs eux-mêmes.
- Non. Ils ne pouvaient pas faire quoi que ce soit car leur cahier de charges, leur mandat, ne leur permettait pas.
- Je vous rappelle aussi la nécessité de prendre en compte l’évolution du traitement du sujet de la part des médias.
- Ces choses-là ne sont jamais neutres. Et vouloir se positionner en témoin impartial ne fait que souligner l’aspect subjectif de la façon dont l’information est véhiculée.
- En soi, le tribunal est une excellente chose puisqu'il oblige la communauté internationale à regarder le drame en face et, par là même, à faire son propre examen de conscience. Maintenant, sur le plan de son efficacité, de son fonctionnement, il y aurait encore beaucoup à dire.
- L'opposition se discrédite d'elle-même, elle n'a nul besoin de moi ou d'une quelconque manipulation pour cela.
… et si elle n'est toujours pas parvenue à faire son autocritique, c'est son problème. Moi, j'observe ; et je juge.
Je comprends qu’elle a de quoi s’inquiéter.
- Oui ils étaient équipés.
- C'est une affaire de justice et je n'interfère pas. Si, en dernière instance, il me revient un jour d'avoir à décider, j'exercerai évidemment mes prérogatives en la matière. Mais, de toute façon, aucun appel en ce sens n'a été formulé auprès de moi.
- À vous de tirer les conclusions qui s'imposent.
- Je ne sais ce qu'ils font, à quoi ils servent ni pourquoi la communauté internationale dépense tant d'argent dans ces organismes-là. Ils sont incapables de procéder au désarmement et sombrent dans des scandales sexuels qui défraient la chronique. Triste spectacle.
- Je ne dis rien au hasard et je ne me laisse jamais emporter.
- Ce que je regrette, c'est de ne pas en avoir dit assez bien avant.
- Personne ne nous dictera notre conduite. Sans doute est-ce pour cela que ces gens-là nous haïssent.
- Oui, je parle de haine. C'est bien de cela qu'il s'agit.
- Nous voulons savoir ce qui s'est passé et jusqu'où s'est étendue la complicité. C'est notre droit le plus absolu, notre devoir de mémoire à nous. Nous le ferons de façon sérieuse, documentée, impartiale.
- Non. Tout ce qui vient de ce juge n'a pour moi aucun intérêt.
- L'État n'intervient pas.
- Je pense que le développement sans démocratie finit par se mordre la queue et que la démocratie sans développement court à sa perte : il faut bien nourrir les démocrates ! L'un et l'autre vont de pair. Vous ne me piégerez pas avec ce syllogisme...
- Oui. C'est un grand et beau film. Contrairement à l’autre long-métrage réalisé l'an dernier et que je n'ai pas encore vu. Celui-là a été tourné ici même - ce qui me semble un avantage en soi. Les spectateurs pleuraient. Moi-même, j'ai été très touché. Tout le monde devrait aller voir ce film.
- La classification réstricte (R) qui a été donne au film est absolument inacceptable.
- Oui, cela se peut que ce soit politique. Il n’y a pas de violence explicite, pas de sexe, pas de langage incorrect – seulement un personnage qui dit merde une seule fois – donc, il est difficile à comprendre. Ils ont dit que la classification R était due à “l’impact général” du film, mais je ne trouve pas cela une raison suffisante. Je veux dire, il s’agit de quelque chose, d’un événement, d’une tragédie qui a eu lieu réellement dans le monde. Qui s’est réellement passé. les adolescents ne sont pas insensibles à l’impact émotionnel de ce genre de films, plutôt au contraire, et puis cela est très formateur. D’autre part, il s’agit d’une histoire d’amour. C’est ça l’ancre du film. Ce n’est pas parce que cela se passe dans un contexte historiquement réel et tragique que l’histoire est autre que celle d’un homme qui persévère, trouve l’amour et où le bien triomphe sur le mal. Je pense qu’il s’agit d’une histoire très encourageante. Une très belle histoire.
- Je n’aime pas les films à message. Je déteste les films qui sont faits pour convertir, pour faire passer une idéologie et manipuler émotionnellement les gens.
- Il s’agit d’une chronique de certains événements réellement passés pendant une période très dure et difficile pour tous. Après chacun voit, le prend comme il veut. Mais, j’en suis sûr que tout le monde après voir le film, a un sentiment de responsabilité, de gravité.
- Avant le film, je ne savais pas grand-chose de tout cela.
- Bien sûr il faut plafonner. Nous ne pouvons pas nous permettre que tous les artistes, les sportifs d’haut niveau, s’en aillent car ici on les taxe de façon éhonté. Ils sont l’exemple qu’on veut donner aux jeunes, et alors il faut bien faire quelque chose.
- Notre fond a progressé de 62 % en cinq ans, mais l’année dernière a été un peu plus difficile car nous étions très exposés au marché des actions en faisant le pari d’une importante diversification.
- Sur les marchés émergents.
- Nous avons ramené à 5% la part de nos investissements dans les pays émergents.
- Nous avons vendu nos positions dans les matières premières, car elles sont trop volatiles, à l’exception des mines dont le marché reste bien orienté.
- Nous pensions aussi que le yen allait s’apprécier et les petites capitalisations japonaises seraient la classe d’actifs qui en profiteraient le plus.
- Oui. Il est impossible de vouloir faire des opérations en cachette. Nous n’investissons pas directement, on le fait à travers une sélection de fonds.
- C’est une position tactique qui nous permettra de débloquer des liquidités rapidement lors des futures corrections des marchés actions.
- Nous sommes revenus sur les obligations au moment de la hausse des taux. Cette classe d’actifs, qui affiche actuellement des taux de rendement de l’ordre de 4,20%, représente 20 % de notre portefeuille.
- Oui, c’était un beau coup.
- Du coup, la prudence s’impose.
- Il faut avoir des réserves. Et en matière de réserves, nous avons des très très grandes réserves.
- Pouvez-vous répéter la question, s’il vous plait ?
- Le marché a monté trop vite en raison de l’abondance de liquidités, mais les futures corrections seront d’excellentes opportunités pour se renforcer.
- Pouvez-vous répéter la question, s’il vous plait ?
- Sans doute. Il y a plusieurs combats différents. Ils se déroulent simultanément dans la campagne d'ensemble.
- Je pense que nous nous sommes plutôt bien adaptés à cette réalité, mais avec le recul, on aurait dû faire encore plus des ajustements différents au niveau de ce qui a été projeté. Ce genre de décision et d'ajustement était fait virtuellement chaque jour.
- En définitive, cela a fonctionné.
- Disons que le sentiment de risque en ce qui concerne le maintien du leadership peut mener l’idée de conflit préventif, cela semble pas tout à fait illégitime. Pourquoi pas ?
- Combien de fois avec calme, par la somme d’une quantité de petites provocations, arrive un moment dont l’agressé se transforme en agresseur ?
- Non, je ne sais pas si c’est de Sun-Tsu, ça. Parfois un peu de bon sens suffit.
- Pourquoi cynique ? On a le droit à défendre ce qui nous appartient.
- Cela dit, nous aussi nous avons été surpris par plusieurs facteurs qui nous ont posé quelques problèmes.
- L'impression que nous avons est qu'ils attendaient une campagne absolument différente.
- Non, je ne vois pas là un signe d’impatience. Plutôt le contraire : je crois que les autorités ont agi avec une grande tolérance ; mais la patience a ses limites et un jour doit prendre fin. Et dans le cas présent, dès le premier instant, il était déjà trop tard.
- Je dirais que le "tempo" peut être rapide ou lent, et celui-ci est toujours approprié aussi longtemps que c’est vous qu’en avez le contrôle, et non l'ennemi.
- Lorsque nous avons ralenti le nôtre ainsi que notre rythme, c'était pour deux raisons délibérées.
- Nous menions une bataille très sérieuse. Le fait que nous ne progressions pas ne signifiait pas que nous ne nous battions pas.
- Il y avait des fortes divergences sur le manque de progrès, mais en fait nous avons maintenu un haut tempo opérationnel. Et ça a fini par payer.
- Une fois de plus, il faut revenir en arrière pour comprendre nos actions à ce moment, parce que c'est là que nous avons appris comment mieux faire.
- Analyser est toujours bon.
- Non, en effet. Et cela a suscité des inquiétudes.
- En effet, non. Cela suscite pas mal de inquiétude.
- Oui. En effet. Cela susciterait une énorme inquiétude.
- Oui. Cela est vrai, pour l’essentiel.
- Nous devons pour l'heure être prudents.
- Notre souci est de nous protéger et nous positionner avec force.
- D’une certaine façon on peut bien parler d’une dynamique civico-militaire, si l’on peut dire.
- Les guerres sont un peu comme du bon vin, elles tendent à s'améliorer avec l'âge.
- What are we talking about now?
- Non, la c’est un autre sujet absolument distinct.
- Non, la c’est deux sujets absolument distincts.
- Non, cet autre c’est un sujet qui n’a rien à voir.
- Non, c’est un sujet qui n’a rien à voir.
- Non, ça c’est un tout autre sujet.
- Mais non, mais c’est pareil.
- Mais non, voyons, ce n’est pas pareil.
- Mais non, mais c’est la même chose, voyons.
- Mais non, mais voyons, mais c’est pas la même chose.
- Là, ce que vous dites, n’est autre chose que ce que je viens de dire.
- Dites moi : qu’est-ce que vous ne comprenez pas ?
C’est très facile d’en arriver là : vous prenez « bonjour » comme si c’était un boulevard, vous continuez tout droit et puis vous tournez à gauche dans « c’est vrai » et vous continuez par là quelques mètres juste avant de contourner le rond-point et faire inversion de sens avec « les conditions actuelles ». Une fois arrivé là vous foncez tranquille pendant plusieurs minutes sans vous arrêter. Vous verrez qu’à un moment donné « les conditions actuelles » se transforment en « C’est le système. On voit ça de plus en plus. On ne peut rien faire. », mais vous continuez de plus belle. Et vous y êtes presque déjà arrivé sans vous rendre compte.
- J’ai demandé à Madame la ministre…
- J’ai demandé à Madame la ministre de se charger…
- Madame la ministre…
- Madame la ministre m’a demandé…
- Madame la ministre m’a demandé… la charge…
- Madame la ministre m’a demandé de prendre en charge…
- Le pouvoir est sexy .
- Oui, la suprématie aussi.
- Nous avons signé des partenariats.
Malheureusement, les partenaires avec qui on a été en rapport, ont connu les mêmes problèmes pour trouver des financements.
Donc, ces partenariats n’ont pas démarré et nous n’avons pas eu le résultat que nous espérions avoir.
Toutefois ces partenariats ne se sont pas si mal développés.
Il fallait donc repenser la chose.
Et nous allons donc signer des nouveaux partenariats.
Malheureusement, ces nouveaux partenaires sont dans des circuits où subsistent quelques problèmes, et la difficulté pour trouver des financements persiste.
Donc, les partenariats ont bien démarré mais nous n’avons pas le résultat que nous espérions avoir.
Toutefois, les partenariats sont très bien.
- Non je n’ai pas dit « Théâtre d’Opérations ». Oui, j’ai dit « Théâtre d’Opérations » mais juste pour dire que je n’avais pas dit « Théâtre d’Opérations », ce qui revient à ne pas l’avoir dit. J’ai peut être dit le mot « Théâtre », mais je ne suis pas tout à fait sûr et je pense que le plus probable est que je ne l’ai pas dit. De toute façon, même si je ne crois pas, il se peut que j’ai dit, j’ai employé le mot « Théâtre », bien sûr. Mais si j’ai dit « Théâtre » n’était en tout cas pas pour dire « Théâtre » sinon certainement pour faire allusion à une autre chose. Mais je ne me souviens pas. En tout cas je suis sûr de n’avoir pas employé le terme de « Théâtre d’Opérations ». J’ai peut-être parlé de « Théâtre » et de « Opérations », mais pas de « Théâtre d’Opérations ». Il se peut effectivement qu’ici ou là j’ai employé ces deux mots isolément, et que quelqu’un a cru comprendre une seule chose. Mais j’insiste que je n’ai jamais parlé en termes de « Théâtre d’Opérations », jusqu’à maintenant que j’ai effectivement utilisé l’expression « Théâtre d’Opérations » pour nier absolument l’avoir utilisé auparavant.
- Bon, la presse ne présente pas beaucoup de problèmes. [La presse n’est pas un vrai problème] – La presse a pour fonction générer des consensus, former l’opinion publique, et leur opinion à eux, ils la lissent dans le télé point. Ou bien alors leur est suggérée par leur rédacteur en chef ; qui pour sa part, ne doit pas oublier les intérêts du groupe, des actionnaires, et des annonceurs. Donc, on peut déduire que les risques de dérapages ne sont pas très grands. D’ailleurs, quand cela arrive, on met en action des dispositifs d’éclaircissement suffisants pour corriger le tir et limiter les dégâts. Le pouvoir de la presse main-stream est tel que, s’il arrive un événement qui échappe à son contrôle, il est noyé par un flux qui dépasse toute possibilité de contestation.
- Un autre aspect est celui du message. La virtuosité consiste à contrôler toutes les instances du procès : penser d’abord et puis dire ce qu’on veut de façon à que cela puisse être interprété autrement, voire tout à fait au contraire de ce qu’on a dit. Comme ça tout le monde est heureux.
– Voyons un exemple de ce que je viens de dire, mais légèrement varié dans lequel le a est e, le e i, et le i o ; l’o u, et l’u a : « An eatri espict ist cilao da missegi. Le vortausoti cunsosti e cuntrullir tuatis lis onstencis da prucis : pinsir d’eburd it paos dori ci qa’un viat di feçun e qai cile paossi êtri ontirpriti eatrimint, vuori tuat e feot ea cuntreori di ci qa’un e dot. Cummi çe tuat li mundi ist hiariax. »
Ou, plus facile, inter changer les as et es d’une part et varier les i par o, les o par u et les u par i : « In eitra espact ast calio di massega. Le vortiusota cunsosta e cuntrullar tuitas las onstencas di prucas : pansar d’eburd at pios dora ca qi’un vait da feçun e qia cale piossa êtra ontarprata eitramant, vuora tuit e feot ei cuntreora da ca qi’un e dot. Cumma çe tuit la munda ast hairaix. » Le résultat est là : comprend qui veut comprendre.
- Des fois il faut que tout change pour que tout continue de la même façon.
Who's sorry now?
(Ted Snyder – Bert Kalmar)
Who's sorry now, who's sorry now?
Whose heart is aching for breaking each vow?
Who's sad and blue, who's crying too?
Just like I cried over you...
Right to the end, just like a friend,
I tried to warn you, somehow,
Aaaaaaaaahhh!
You had your way, now you must pay,
We're glad that you're sorry now.
0 – Épilogue / Making-out / Interview avec l’artiste. Ce qui était “to be continued” continue maintenant, mais sur scène :
- It's an amazing job.
- A few things changed, here and there. But when the shooting start, you know everything is ready, in order, perfect. Always. All over the world, as a matter of fact. And you, you must be perfect.
- It's a terrible tragedy and our heart goes out to the families and the friends of those fine people. There's an investigation underway. As we know in every conflict there are unexpected, unintended deaths. It is a shame, but it happens. We have a whole set of procedures and they see that it's done. It was an incident or an accident or something that occurred… It's just the nature of what's happening.
- We didn't pick this fight. This is something we've got to do, and thank goodness there are wonderful young men and women who are willing to voluntarily put their lives at risk so the rest of us can live peacefully, in freedom. We tell the truth about what took place and how it happened. The human element is involved. Human beings make mistakes. I think what the public is seeing is what is happening. It is a very complicated process where we have to apply pressure, gathering intelligence… It is a complicated, long, difficult, messy, dirty job. That's the problem.
We know we are having success because we're making a good job. We’re working very closely for that.
- Oh, I see what you're saying. I don't know if that's the correct way to characterize it. We're free people. That is what we are. We need a peaceful, stable world for our economy, for people to have opportunity, for people to be able to go to school and know their kids are going to come home safely. I generally am on things like that.
No. Let me explain my answer : I'm trying to think precisely what I should say, to be honest with you. I don't want to… there's several issues that need to be talked about and thought about, but I think that it would be wrong to say isn't that a shame that somebody falls outside the rules. The rules, People can fall outside of one rule and inside another rule depending on how things can be accommodated.
It's an amazing job.
Some times changes a few things, here and there. But when the shooting start, I’ll be here .